En 2025, l’assurance‑vie confirme sa mutation. Selon le dernier Observatoire des produits d’épargne financière (OPEF), les supports en unités de compte (UC) ont nettement fait mieux que les fonds en euros. Une évolution qui interpelle tous les épargnants attachés à la sécurité de leur capital, mais aussi ceux qui cherchent davantage de performance à long terme.
Un écart de performance marqué entre UC et fonds en euros
D’après les données publiées fin juin 2026, les contrats d’assurance‑vie ont enregistré en 2025 :
- 4,7 % de rendement moyen pour les unités de compte ;
- 2,6 % de rendement moyen pour les fonds en euros.
Cet écart illustre une nouvelle fois le principe de base de l’investissement : à long terme, une exposition plus importante aux marchés financiers offre un potentiel de rendement supérieur, mais au prix d’une volatilité accrue et d’un risque de perte en capital.
Les chiffres de l’OPEF confirment ainsi la tendance de fond : les contrats mono‑support investis uniquement sur un fonds en euros perdent progressivement du terrain au profit de solutions diversifiées combinant poches sécurisées et unités de compte.
Des performances contrastées selon les classes d’actifs
Les actions tirent les rendements des UC vers le haut
Toutes les unités de compte n’ont pas évolué de la même manière en 2025. Les supports investis en actions se distinguent avec une performance moyenne de 8,05 %. Ce résultat s’inscrit dans la continuité d’un constat largement documenté : sur longue période, les actions constituent la classe d’actifs la plus performante, malgré des phases de baisse parfois marquées.
Pour un investisseur disposant d’un horizon de placement suffisant, une poche en actions au sein d’un contrat d’assurance‑vie peut donc jouer un rôle clé dans la construction du rendement global, à condition d’accepter une fluctuation de la valeur du contrat.
L’immobilier en difficulté en 2025
À l’inverse, les supports immobiliers en unités de compte ont poursuivi leur correction. L’OPEF fait état d’une baisse moyenne de 2,93 % en 2025, dans un contexte toujours tendu pour le marché immobilier (hausse passée des taux, ajustement des valorisations, baisse des transactions).
Ce repli rappelle qu’un contrat d’assurance‑vie diversifié ne se résume pas à une opposition « fonds en euros / immobilier ». La diversification doit être pensée à l’échelle de l’ensemble des classes d’actifs (actions, obligations, immobilier, produits structurés, monétaire…), en tenant compte du cycle économique.
Le rôle des frais et de la gestion dans la performance
En 2025, le niveau moyen des frais de gestion est resté globalement stable :
- 0,67 % pour les fonds en euros ;
- 0,80 % pour les unités de compte en gestion libre ;
- 1,08 % pour les contrats en gestion pilotée.
Ces écarts peuvent paraître limités, mais leur impact cumulé sur plusieurs années est loin d’être anodin, surtout lorsque les rendements bruts se tassent. D’où l’importance :
- de bien comparer les grilles tarifaires (frais de gestion, de versement, d’arbitrage) ;
- d’évaluer la valeur ajoutée réelle d’une gestion pilotée (allocation, suivi, réactivité) face au surcoût de frais ;
- d’adapter le niveau de frais à l’horizon de placement et au profil de risque.
Quelles implications pour votre stratégie patrimoniale ?
Renforcer la diversification, sans renoncer à la sécurité
Les chiffres 2025 confortent une approche équilibrée : les fonds en euros conservent leur intérêt pour sécuriser une partie du capital, mais ils ne suffisent plus, seuls, à délivrer un rendement réel satisfaisant face à l’inflation sur le long terme.
Accroître la part des unités de compte peut être pertinent, à condition de respecter certains principes :
- définir une allocation cohérente avec votre horizon (retraite, transmission, projet immobilier…) et votre tolérance au risque ;
- diversifier entre plusieurs types de supports (actions, obligations, immobilier, fonds patrimoniaux, produits structurés…) ;
- mettre en place un suivi régulier pour ajuster l’exposition en fonction des évolutions de marché et de votre situation personnelle.
L’accompagnement d’un conseil patrimonial dédié
Dans un environnement où les écarts de performances entre classes d’actifs sont importants et où la lecture des marchés reste complexe, l’appui d’un cabinet de gestion de patrimoine prend tout son sens.
Prenez rendez-vous dès maintenant avec le Cabinet Plane :
- analyser vos contrats existants (structure des frais, qualité des supports, cohérence de l’allocation) ;
- définir une stratégie d’allocation en assurance‑vie adaptée à vos objectifs (complément de revenus, capitalisation, transmission, optimisation fiscale) ;
- mettre en œuvre des ajustements progressifs : rééquilibrages entre fonds en euros et UC, sélection de supports performants et pérennes, arbitrages en fonction du cycle économique ;
- intégrer l’assurance‑vie dans une vision patrimoniale globale (fiscalité, succession, autres enveloppes comme le PEA ou le PER).
En 2025, les unités de compte ont démontré leur capacité à dynamiser la performance des contrats. Pour autant, ce potentiel ne doit pas faire oublier la notion de risque et la nécessité d’une construction rigoureuse du portefeuille. Un accompagnement sur mesure permet de trouver le bon équilibre entre sécurité, rendement et souplesse, au service de vos objectifs de long terme.
